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21/10/2008

"L’édition africaine nous attend"

Isabelle FOFANA (ORANISATRICE DU PRIX IVOIRE DE LA LITTERATURE AFRICAINE)

Les jardins du Golf Hôtel abritent dans la nuit du 30 octobre, la première édition du Prix Ivoire de la littérature africaine. Un moment de célébration du livre africain. Isabelle Kassi Fofana, la responsable de la structure Akwaba Culture organisation apporte des éclairages.
A quel niveau se situent les préparatifs du Prix Ivoire ?
Le jury international va délibérer incessamment. On saura qui est le lauréat pour qu’il soit invité au dîner gala le 30 de ce mois dans les jardins du Golf Hôtel pour recevoir son prix. Je dirai que nous sommes dans la dernière ligne des préparatifs. En tout cas, tout s’annonce bien. Nous nous battons bien.
Concrètement, comment va se dérouler la soirée ?
Je dois d’abord dire que la soirée est placée sous la présidence du chef de l’Etat et le parrainage du Premier ministre. Ça sera une occasion pour nous de leur dire merci. Parce que pour eux, le livre a une importance capitale. Nous ne sommes donc pas étonnés qu’ils soient associés à cette première édition du Prix Ivoire. Nous aurons le Ministre de la Culture et celui de l’Intégration. Puisque nous voulons l’intégration africaine par le livre.
Et la soirée ?
Concrètement, la soirée sera un dîner gala. Les membres du jury seront là. Nous avons la confirmation d’Aminata Sow Fall, de Seydou Badian et de Christiane Diop. Et j’insiste sur son cas. Parce qu’elle est tout un symbole. C’est elle et son mari, Alioun Diop, qui, en 1949, ont créé la première maison d’édition africaine à Paris. Je veux parler de Présence africaine. Ils ont permis aux Africains de se faire éditer à cette époque en France. Après la mort de son mari, elle a pérennisé son œuvre. Présence africaine a édité Césaire, Senghor et bien d’autres. Christiane Diop est notre invitée spéciale. Nous allons la célébrer ici.
Sera-t-elle la seule à être honorée ?
Elle n’est pas la seule. Parce que le Prix Ivoire célèbre livre. Il y aura les lauréats.
Pensez-vous que vous êtes suivis ?
Nous cherchons modestement à contribuer au rayonnement de la littérature ivoirienne et africaine. Cette première édition a dépassé nos attentes. Parce que le monde de l’édition africaine attend ce prix. Je crois que pour une première édition, c’est une bonne chose. Mais avec ce prix, nous voulons montrer que le livre est important dans la construction d’un peuple.
Combien d’auteurs africains aurez-vous à la soirée ?
Nous aurons trois invités spéciaux et les lauréats. Mais en Côte d’Ivoire, nous avons beaucoup d’écrivains. Et beaucoup parmi eux ne sont pas des Ivoiriens. Ça va être une soirée en hommage à ces écrivains. Il y aura Dadié, Biton… Mais ça ne sera pas seulement une soirée élitique. Le grand public est aussi convié. Et j’en profite pour dire que nous vendons les tickets.
Y aura-t-il aussi de la musique ?Évidemment, nous aurons des prestations artistiques. Nous voulons faire une grande soirée. Nous sommes des amoureux du livre. À travers cette soirée, nous voulons affirmer notre engagement pour le livre. Sachez que ça sera une soirée où le beau sera célébré autour du livre.
Une telle soirée pèse combien en termes de coût ?
Vous me donner l’occasion de remercier notre sponsor officiel Koz, qui en cru en ce projet. Ça montre que le livre est important pour eux. Ils n’ont pas hésité à nous donner les moyens pour réussir cette soirée. Pour parler de coût, je vous dirai que c’est un engagement. Et un tel projet n’a pas de prix.

Entretien réalisé par Guehi Brence

Le Temps n° 1644 du samedi 18 au dimanche 19 octobre 2008

Commentaires

la littérature a toujours un grand rôle à jouer, malgré le développement du numérique

Écrit par : cartunelo | 21/10/2008

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